Moulage du verre

La préparation du moule

Le modèle original, en général en terre cuite, peut aussi être dans un autre matériau.
Une empreinte négative en élastomère est prise de cette terre.
Dans ce premier moule, une cire est réalisée.
Sur cette cire est greffée une « maselotte » sorte d’entonnoir de coulée également en cire.
L’ensemble est enrobé d’un moule en produit réfractaire (du plâtre et de la chamotte additionnés d’eau), dont la fabrication est très importante : pour pouvoir supporter les jeux de rétraction de la pâte de verre , pendant la montée en température, il ne doit ni être trop rigide, ni perdre sa cohésion au moment de la fusion (à 900°).
Le moule étant gorgé d’eau (très bonne conductrice de chaleur), est immédiatement enfourné pour évacuer la cire dans les meilleures conditions.

La fabrication d’une sculpture en verre à la cire perdue évoque la plupart du temps, la fusion de bronze d’art utilisé pour la reproduction d’œuvres artistiques de sculpteurs. Le moule débarrassé de la cire est prêt à recevoir le verre.

La préparation du verre

En fonction du résultat désiré, le verre est préparé de deux manières différentes.
Pilé en groisil (ou calcin pour le cristal) il donnera une pâte pleine de bulles et tendant à l’opacité. En gros blocs, il donnera une matière transparente. La transparence total étant obtenue à partir d’un pain.

La préparation de la couleur

Lorsque la pièce doit être colorée, un pain de couleur est préparé en mélangeant des oxydes et du verre pilé dans un godet, le tout étant monté à température de 900° pendant environ 10 heures. Pour une couleur finale homogène, ce pain est à son tour réduit en poudre qui sera mêlée au verre en fusion pour le teinter dans la masse. Les effets de colorisation dépendant aussi de l’épaisseur des grains ou des blocs de verre à colorer, et de la manière dont ces derniers sont mélangés à la poudre de couleur.
Si la couleur n’est pas la même partout, le moule sera fait en plusieurs parties afin de pouvoir l’ouvrir.
Pour une couleur de surface, un mélange de poudre de couleur et silicate de soude est passé au pinceau dans le moule.
Une partie importante de la recherche en pâte de verre concerne la coloration. Il s’agit de trouver le bon oxyde. Les bleus sont obtenus à partir de l’oxyde de cuivre, les jaunes à partir de l’oxyde d’antimoniate, de carbone de plomb, et de praséodyme (une terre rare), les violets à partir du manganèse.
L’artiste peut se procurer aussi des couleurs toutes faites, mais elles n’ont pas le même éclat.
Jusqu’à présent difficile de mettre au point, un rouge vient d’être obtenu à partir d’un mélange de différents oxydes.

La cuisson

Une partie de la méthode est très empirique, et relève d’une sorte de bricolage expérimental qui a fait ses preuves. Par exemple, pour des sculptures d’importance moyenne, on n’a pas encore trouvé mieux qu’un sympathique et très ordinaire pot de fleur en terre rouge avec son trou d’écoulement, pour recevoir le mélange verre et couleur en morceaux plus ou moins pilés.  Il est posé au dessus d’un filtre en biscuit destiné à minimiser les bulles. Le four une fois fermé monte en fusion par étapes de températures pour redescendre par paliers successifs.
Il faudra un refroidissement très lent dans le four, pouvant durer plusieurs jours selon l’importance de l’œuvre, suivi d’un recuit de détente permettant d’éliminer les tensions internes.

Le polissage et les finitions

Quand la totalité de la pièce est refroidie, le moule est retiré, la masselotte découpée à la scie diamantée, et l’œuvre polie à l’aide de petites meules et papier de verre pour retirer les défauts de surface, les microbulles etc.
Une fois bien lisse et nette, elle est sablée uniformément au jet de sable au grain très fin. S’il s’agit de cristal à polir, elle est ensuite trempée plusieurs fois dans de l’acide fluorhydrique (une opération qui sans la présence du plomb, dépolirait au contraire le verre)

 

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